art et tokenisation

La digitalisation de l’art grâce à la tokenisation et la blockchain

La tokenisation des œuvres d’art fait partie des cas d’usage les plus présentés lorsque l’on parle de blockchain. Cette digitalisation peut se faire de plusieurs manières, plus ou moins efficace ou pertinente. 

La blockchain est avant-gardiste

Nous l’avons vu dans plusieurs de nos articles précédents, la blockchain est une technologie qui permet de stocker les informations. Les données sont stockées d’une telle manière qu’il est impossible d’en modifier ou d’en supprimer le contenu. Elles peuvent uniquement être ajoutées. Grâce à cette caractéristique, la blockchain est utilisée pour transférer de la valeur (e.g cryptomonnaie, titre financier), mais aussi pour la certification. On dit que la blockchain est immuable. La blockchain fait partie des technologies de registre distribué, qui possèdent les mêmes attributs (possédant l’acronyme DLT, pour Distributed Ledger Technology).

La tokenisation consiste à digitaliser, mettre sous forme de token (jeton en français), un droit sur une blockchain/DLT. Ainsi, il est possible par exemple de tokeniser des titres financiers sur une blockchain pour permettre leur échange sans passer par un teneur de compte titre, ou de tokeniser une œuvre d’art afin d’en certifier sa provenance. 

Pour aller plus loin dans cet article, rappeler le caractère fongible du jeton est important. Un jeton non fongible (NFT pour Non Fongible Token) est unique, il ne peut être dupliqué. Par opposition, un jeton fongible peut faire partie d’un lot dans lequel il sera parfaitement interchangeable avec d’autres jetons fongibles. 

Un des plus grands avantages de la tokenisation est qu’elle permet de rendre les marchés plus liquides. La liquidité d’un marché est déterminée par la capacité des actifs à être vendus/achetés. Dans le milieu de l’art, peu liquide et peu ouvert, c’est un atout très intéressant.

Comment tokeniser l’art ?

L’exemple le plus repris par la crypto-sphère lorsque l’on parle de tokeniser l’art est celui de la Joconde. En effet, estimé entre 1 et 2 milliards d’euros, il est évident que même pour quelqu’un qui possède un portefeuille bien rempli, cela représente un investissement conséquent. Cependant, en France, la loi interdit de vendre les tableaux qui appartiennent aux musées : « Les biens constituant les collections des musées de France appartenant à une personne publique font partie de leur domaine public et sont, à ce titre, inaliénables », comme l’indique l’article 451-5 du code du patrimoine.

Si nous prenons le tableau vendu au plus grand prix durant des enchères, nous nous retrouvons avec Salvator Mundi de Léonard de Vinci. Réalisée en 1500, la toile se vend à 380M€ en Novembre 2017. L’acquéreur, le prince héritier d’Arabie Saoudite, Mohamed Ben Salman a pu acheter le bien seul et en entier. Mais combien de portefeuilles peuvent rivaliser lors de la mise aux enchères ?

Tokeniser une oeuvre d’art peut se faire de plusieurs façons 

L’œuvre peut être tokenisée sous forme d’un jeton non fongible (Un NFT, en utilisant le protocole ERC-721, pour les connaisseurs). Cela permet d’enregistrer sur une technologie de type blockchain l’authenticité d’une œuvre. Un tiers de confiance est nécessaire pour cet enregistrement. Le droit de propriété ne pouvant être transféré sur une blockchain, il est nécessaire d’utiliser à côté la méthode traditionnelle afin d’enregistrer les changements de propriétaire.

Ce jeton non-fongible ERC-721 peut être fragmenté en plusieurs jetons (ERC-20 par exemple). Cela permet de faire entrer plusieurs acheteurs pour une même œuvre, et donc de diminuer le prix d’acquisition (qui est alors partielle). Cela ne change pas le besoin de passer par un tiers de confiance et de continuer à transférer le droit de propriété de manière traditionnelle.

Bien que les fins techniques soient nombreuses, la loi limite les solutions de tokenisation de l’art. Dans le cas de la Joconde, et des oeuvres appartenants aux musées, on peut imaginer que les tokeniser (sans transférer de droit de propriété, ni donner aucun droits, juste celui de revendre ses jetons) permettrait de financer le musée pour la conservation des pièces existantes et l’achat de nouvelles. Imaginez, grâce à cela, de pouvoir rendre l’accès aux musées gratuits ? 

La tokenisation de l’art grâce à Talium Assets

La troisième façon de tokeniser l’art, qui permet de se passer d’un tiers de confiance et de garder l’esprit de décentralisation de la technologie sous-jacente, est d’utiliser les security tokens. Les jetons sécuritaires sont des titres financiers émis sur une DLT (pour rappel, les technologies de type blockchain). En fait, l’idée est de tokeniser l’art de la même manière qu’un bien immobilier : ce sont les parts du fonds qui possède le bien qui sont tokenisées. Cela ne permet pas de transférer le droit de propriété de l’œuvre qui reste celle du fonds, mais autorise les détenteurs des jetons de bénéficier de la plus-value réalisée lors de la revente du bien, ou de leurs jetons. 

Dans ce cas, avec le protocole ERC-1400, il y a pour avantage de pouvoir configurer les droits du jeton et de les modifier en fonction de l’évolution de la loi. La plateforme de Talium Assets permet une telle tokenisation.

Ressources et compléments :

Étapes et bénéfices 

Est-ce vraiment pertinent de tokeniser l’art? 

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